Fête du bonheur

Hier,c'était un jour particulier
le jour de la fête et de la bonne humeur
un jour, perdu au milieu de plus de 300 autres qui
se ressemblent
je suis allé à Paris
voir debout sur le zinc et les têtes raides
"vas-t'en vieille putain
à la mie d'pain
sans pognon
ya pas d'ognon"
nous arrachions
nos poumons on en redemandait
des centaines de personnes chantant en choeur
c'était plus beau qu'un rêve
ensuite j'ai suivi un groupe qui rentrait du même concert que moi
on gueulait des refrains à travers les rues sombres de la capitale
fêtant la joie
un air de guitard dans le métro
accompagné de quelques voix cassées
ils sont descendus Gare du nord
j'ai continué
quai rapé
l'ouvre au ravioli
pont du lard
un accordéoniste et un guitariste
perdus là entre trois accords
trois notes trois temps
hop hop hop Cédric une petite valse
Yann Tiersen ou Edith Piaf
leur manager Claude
n'était qu'un soulard
mais il leur apportait joie sourire
et bière
on a chanté toute la nuit
des airs oubliés au creux d'une bouteille
mais il commençait à se faire tard les amis
on se racompagne
une poignée de mains
quelques numéros de téléphone
échangés et les Halles
tous sommes rentrés chez nous
seuls
avec dans la tête
plein de merveilleux souvenirs
au relant d'alcool
et d'euphorie
j'ai attendu plus d'une heure
pour attraper un rer
à 4h du matin
alors j'ai lu
frankestein
lorsque j'ai tourné la dernière page était écrit
le numéro de téléphone que l'un d'eux
avait laissé sur mon bouquin
ça n'était pas un rêve
je saute dans le train
une heure plus tard
je me traine jusque dans les bras de Morphée
doucement.

# Posté le jeudi 22 juin 2006 15:15

Modifié le mercredi 29 novembre 2006 14:21

Petit conte

Je continue sur ma lancée. Voici donc encore un texte, inspiré par les contes qui composent Maktub de Paulo Coelho.

Un jour, un fort brave homme tomba malade. Au fil des jours, son etat s'agrava. Un soir, il sentit que la force l'abandonnait, et qu'il vivait ses dernières heures. Un enfant apparut soudain sans qu'il ne sache par où il avait bien pu rentrer. Il lui demanda d'un air candide:
"pourquoi pleures-tu?"
"mon pauvre petit...je pleure car il ne me reste plus qu'un jour à vivre."
"alors réjouis-toi, lui dit l'enfant, car tu as vécu. La vie t'offre un dernier jour. Ne le gâche pas en te lamentant. Honore-le comme chaque jour que Dieu fait."
L'enfant sortit d'un tirroir un vieil album photo poussireux, et le tendit au malade. Ce dernier, d'abord surpris, feuilleta l'ouvrage. Replongé dans son enfance, il conta à son hôte ses histoires de jeunesse. Le bonheur des joies d'antant prit la place des remords.
Il lui restait encore un jour à vivre.
Le lendemain, l'homme mourut, l'esprit plein de souvenirs et le sourire aux lèvres.

# Posté le jeudi 22 juin 2006 18:18

Modifié le mercredi 29 novembre 2006 14:23

Texte médiocre d'un homme médiocre dans une vie de merde

Quelques notes mélancoliques
Une vieille chanson de Trénet
Allongé dans l'herbe
L'après guerre dans les oreilles
Un bout de pain et une bière
Sous l'ombre prétée aimablement par
Un grand chêne
Il ne m'en faut pas plus
Rien n'a plus d'importance
Que le
Présent chaleureux
Je n'ai besoin de rien ni de personne
Pour me sentir bien
Je joue avec les abeilles
Je philosohpe avec les oiseaux
Je souffle un pissentlit
Galipade dans l'herbe onctueuse

Soudain
Les larmes me vinrent
Tout seul, le plaisir ne vaut rien
Alors je pleure
Cette
lutine
qui m'a
Abondonné
Elle qui me proposa une roulade

Lorsque je n'avais plus rien à chialé,
La faim surgit alors
Une tartiflette...
Mais la gentillesse de
Celle qui m'offrit l'hospitalité d'un repas
Elle n'est plus là
J'en ai marre, je ne veux plus réfléchir
Mononeuronale... comme tu es loin de moi

Seule l'innocense peut encore me sauver
Mais
elle
ne m'aime pas

Qui pourrait bien me sortir de là?
Je ne demande pas grand chose
Ô bonheur, je pensé être fais pour toi
Je ne suis pas un monstre
Hein dis moi, dis-le moi
Je suis humain
Hein, dis...
Dis...

# Posté le mercredi 28 juin 2006 14:35

Un matin sur notre merveilleuse planète

Texte misanthrope dédicassé à Kévin"primitive" et Sophie"green-peace"

Un matin
En me levant
Je serais sortis voir les beautés du monde
Mais ce que j'aurais vu
Aurait été pis qu'un cauchemard
L'air aurait été saturé d'essence
Le vent aurait été corrompuant
Les papillons aurait gueulé leur désespoir
Et les oiseaux l'intoxication des pots d'échappement
De ci de là, quelques abeilles portant des masques à gaz
Auraient crevé comme des mouches à merde
Au dessus de ma tête, des avions auraient vrombis du gazoil
Dire que ça aurait été la fierté de l'homme...
Je me serais dirigé en vomissant de l'asphalte
Vers un lapadaire d'acier par un chemin de beau goudron noir
A travers une purée de pois de pollution
Je m'e serais appuyé à ce pilone, crachant les restes de bile-carbonique
Avant de m'écrouler dans un coin d'herbe
Mais ce vestige d'un époque oubliée n'aurait été qu'un champs de désolation
Les déchets nucléaires seraient déposés sur un gazon fraichement décapité
Une paquerette aurait échappé à la tonte
Seule rescapée de la suprématie écrasante de la connerie humaine
J'aurais rampé vers cette dernière plante
La gorge encombrée par les gaz
Au loin des hommes masqués
Choqués
Se seraient amassés non loin de moi
Qu'est-ce qu'ils ont à me regarder?
Mon masque... comment ai-je pus l'oublier?
Ce rêve m'aurait semblé tellement beau
Ce rêve où l'on aurait pu encore respiré un bel air pur
En vérité, il aurait vicié mes poumons
L'aspiration est de plus en plus pénible
Je n'arrive plus à respirer
Je n'arr.. je...

Je ne vous fais pas la morale
J'essaye juste de vous ouvrir les yeux
Me reviennent alors ces quelques mots
Que je me permets de modifier quelque peu

Lorsqu'il n'y aura plus d'animaux
Vous comprendrez;
Les billets ne se mangent pas

Quand il n'y aura plus d'herbe
Vous comprendrez;
L'herbe ne se fume pas

Que feriez-vous enfin lorsqu'il n'y aura même plus de soleil
Pour vous dorer les cul?
Vous vous en foutez
C'est dans longtemps

Alors vous me répondez " tu n'y peux rien; il faut accepter ce qu'on ne peut changer"
Alors je vous répond "rien n'est encore perdu; il faut changer ce qu'on ne peut accepter".

Je vous en pris, il ne faut pas que le conditionel devienne présent...

# Posté le mercredi 28 juin 2006 14:58

Modifié le mercredi 28 juin 2006 15:28

De Profundis lettre première

Cesson, le mercredi 5 Juillet 2006

Ma très chère s½ur,

Je vous apporte des nouvelles de Cesson. En effet, il est arrivé un événement dramatique. Le vieux Adrien que vous aimiez tant lorsque vous étiez petite, nous a quitté il y a trois jours. Ses funérailles ont eu lieu hier. Je regrette de ne pas vous avoir prévenue plus tôt, mais vous n'auriez de toute façon pas eu le temps de venir.

J'espère que tout se passe bien de votre côté. Avez-vous repris des couleurs depuis ma dernière visite ? Depuis que vous avez déménagé, la vie au manoir n'est plus la même. Elle a perdu ce petit piquant, cette fraîcheur. C'est pourquoi je voyage souvent à Paris, qui est ma foi bien moins monotone que notre bourgade. J'essayerais de vous rendre visite pendant les vacances.

Je dois maintenant vous parler des clichés que je joins à cette lettre. Voilà déjà plusieurs jours que je les ai trouvé. Bizarrement, je ne me rappelle pas les avoir jamais prises. Je suis seul à apparaître dessus, mais quelqu'un a bien dut les prendre. J'ai demandé à tous mes proches, à mes amis, ma famille...personne ne sait d'où ils viennent. Personne d'entre eux ne m'accompagnait cette nuit là.
Je trouve cela vraiment étrange, çà me trotte dans la tête nuit et jour. Je suis incapable de dire pourquoi ces photographies m'obsèdent tant.
Je compte aller voir dans le marais ce soir, je suis persuadé qu'elles ont été prises dans ce quartier de Paris.

A part çà tout va bien. J'ai rencontré une jolie et jeune fille dans un café parisien. Elle est charmante, adorable même. Elle m'a quitté lundi pour l'Italie, et je ne pense pas la revoir avant août. Si je vous rend visite, vous la rencontrerez. Je l'espère du moins.
Bien, j'attend des convives pour dîner et Charlotte, la cuisinière, a pris des congés. Je dois donc m'occuper seul du repas.

A bientôt je l'espère.
De Profundis lettre première

# Posté le jeudi 29 juin 2006 15:59

Modifié le mercredi 29 novembre 2006 14:25