Chris Cornillot

Chris Cornillot

# Posté le mardi 18 juillet 2006 09:44

Cannibal the musical2

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# Posté le mardi 18 juillet 2006 09:45

Modifié le mercredi 19 juillet 2006 14:22

De Profundis 13-07-06 lettre tierse

Jeudi 13 Juillet

Ma très chère soeur,

Mon état s'améliore. Je ne suis pas encore au mieux de ma forme, mais je tiens debout. J'ai donc pris hier soir le train pour rejoindre la capitale.
Arrivé à Paris, j'ai suivis la ligne numéro 7 du métropolitain jusqu'à la station Pont Neuf. En sortant de l'arrêt, vers 22h, je pus voir un magnifique couché de soleil sur les monuments silencieux qui gouvernent la rive d'en face. Je longeai la Seine, puis tournai rue Edouard Colonne me semble-t-il, à travers les charmes féminins et les grands immeubles.
Rien par ici. Pour prendre le métropolitain à la station Châtelet, je suis passé devant le restaurant l'Entecôte... que de souvenir. Ma preière soirée avec ma femme. Je n'ai pas fleurie sa tombe depuis des jours.
Quoi qu'il en soit, j'ai fais choux blanc comme on dit.
Je me suis mis à fermer les yeux, tentant de faire parler mon inconscient, de faire ressurgir des souvenirs enfouis. J'ai pris des rues, spontanément. Je me laissé guidé par mes jambes. Je croyais tenir la solution. Je pensais être près du but. J'ai vite compris que j'étais perdu.
Je demandai à des passants, des commerçants, des gardiens de la paix, mais personne ne semblait connaître les rues étranges de ma fantasmagorie. Peut-être me suis-je trompé; peut-être ces rues n'éxistent-elles pas. Pourtant, je me sentais près à remuer ciel et terre pour trouver ruelles des clichés.
Mais pour l'heure, je préférais danser au Pont des Arts.
Je ne pensais pas alors y trouver mon vieil ami Gérald. Je le vis, dans sa petite chemise noire, écoutant la complainte d'un accordéoniste.
Je discutais avec cette vieille branche, lui explicant mon problème. Il connaît Paris comme sa poche, Gérald. Il me parla du village St Paul. Je fus alors submergé de flash à l'écoute de ses descriptions. Impasse de la Poissonerie, avec sa gargouille grimassante en masque dramatique grec. Le chemin me semblait clair, je me mis en marche avec un automatisme machinal à travers un dédale de hautes mais étroites ruelles alambiquées, dont les immeublent semblent se refermer sur vous, comme une prison de briques.
La place des Vosges et ses arcades austères. Je savais où j'allais; tous ses noms m'étaient familiers, et pourtant il me parcourai un frisson à leur seule pensé.
Le passage St Paul avec sa grande et inquiétante porte rouge qui donne de manière insoupçonnée sur la prude église du Marais.
Il faut que je fasse des recherches sur cette batisse, que je la visite.
La porte marquée du chiffre 6 donnait elle aussi sur la rue étriquée. Il faut que j'en connaisse le propriétaire.
Un seul lieu m'a échappé, le plus obscure: l'Alchimiste. Introuvable. Peut-être n'ai-je pas bien cherché; peut-être est-il ailleurs.
Une chose est sûre: tous ces lieux éxistent. Je savais bien que tout cela n'était pas né de ma raison désaxée. Je suis tout à fait sain d'esprit.

J'espère ne pas trop vous faire peur avec toutes ces histoires. Votre silence m'inquiète de plus en plus.

En attendant de vos nouvelles, encore et toujours,

Votre frère adoré.
De Profundis 13-07-06 lettre tierse

# Posté le mercredi 19 juillet 2006 07:19

Modifié le mercredi 19 juillet 2006 08:07

Photo annexe

Photo annexe
"je me mis en marche avec un automatisme machinal à travers un dédale de hautes mais étroites ruelles alambiquées, dont les immeublent semblent se refermer sur vous, comme une prison de briques."
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 07:45

Photo annexe2

Photo annexe2
"Impasse de la Poissonerie, avec sa gargouille grimassante en masque dramatique grec."
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 07:51